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La réglementation, c'est pas si compliqué !

Aucune trace © L. Zagni
Aucune trace © L. Zagni

L'équipe du Parc national a le plaisir de vous présenter son projet "La réglementation, c'est pas si compliqué !", qui vise à expliquer avec humour la réglementation en son cœur et les bons gestes à adopter et surtout, DÉDRAMATISER ce sujet.

Pour une immersion en nature réussie, vous trouverez donc ci-dessous 16 consignes simples sous la plume légère et colorée de Laurent Zagni, avec qui le Parc national avait déjà travaillé sur le projet "Drôles de bêtes".

Parce que ce sont les gouttes d’eau qui créent les grandes rivières !

 

Et pour ceux qui voudraient devenir incollables sur la réglementation, retrouvez-là dans son intégralité ICI !

 

Aucune trace

Ici, on ne grille pas la petite faune peu mobile telle que les insectes non volants, les reptiles et autres petits mammifères...

On n'enfume pas plus la faune sauvage que les troupeaux ou les randonneurs qui passent... On ne prend surtout aucun risque de provoquer un incendie et on s'abstient de "décorer" les abords de nos plus beaux lacs d'altitude avec une ribambelle de trous noirs et charbonnés.

En d'autres termes, dans le cœur du parc national, on ne laisse aucune trace et les feux y sont donc strictement interdits !

Mais rassurez-vous, vous aurez tout loisir de faire des soirées barbecues à la maison avec les amis.

Aucune trace © L. Zagni
Aucune trace © L. Zagni

Avec les yeux uniquement !

Vous souvenez-vous de ce que vous disait votre maman quand vous étiez petit ? Ici, c'est pareil, on regarde avec les yeux, on ne touche pas, on ne cueille pas et on ne collectionne rien d'autre que des photos et des beaux souvenirs !

Parce qu’ils sont bien plus beaux et utiles dans la nature que dans un vase ou une armoire… Les végétaux, minéraux et fossiles sont protégés dans le cœur du parc national où il est interdit de les prélever et de les cueillir.

Gardez en tête que si la cueillette d'une fleur semble sans conséquence à l'échelle d'un randonneur, il n'en est pas de même si les centaines de milliers de randonneurs qui transitent chaque année par le cœur de parc ont tous l'idée de faire la même chose.

Alors, à défaut de se remplir le sac et les poches de cailloux et autres bouquets de fleurs des champs, on se remplit les yeux, on se vide la tête et on déconnecte !

Avec les yeux uniquement ! © L. Zagni
Avec les yeux uniquement ! © L. Zagni

Camping interdit

Après une bonne journée au grand air, quel plaisir de se réunir autour des bons petits plats du gardien du refuge, avec une mention spéciale pour sa nouvelle recette de tarte aux myrtilles et son petit digestif bien de chez lui.

Il faut avouer qu'une nuit en refuge, c'est toujours une expérience bien pittoresque qui alimente assurément les hauts faits des légendes familiales, alors, pourquoi s'en passer ?

La nuit c’est chacun chez soi ! Dans le cœur du parc national du Mercantour, on laisse la nature reprendre ses droits chaque nuit, c'est pourquoi il est strictement interdit d'y camper, que ce soit dans sa tente, dans sa voiture ou dans son camping-car.

En revanche, on peut se faire tout petit le temps d'un bivouac de 19 h et 9 h, à plus d’une heure de marche à l'intérieur des limites du parc national ou du dernier accès automobile.

Et attention, dans la zone protégée des gravures rupestres de Fontanalba et des Merveilles, les zones de bivouac sont très précisément délimitées.

Alors partager de bons moments, respirer, contempler et s'émerveiller, OUI, mais sans laisser aucune trace.

Camping interdit © L. Zagni
Camping interdit © L. Zagni

Chasse interdite

Dans le cœur du parc national, qu’on soit à poils, à plumes ou à écailles, pas d’exception : tous les animaux sont protégés et la chasse y est interdite.

En revanche, le safari photo peut se faire sans modération, à condition de ne pas s’approcher trop près et de ne pas déranger !

Chasse interdite © L. Zagni
Chasse interdite © L. Zagni

Chiens interdits

Parce que nos amis à quatre pattes ne peuvent s’empêcher de batifoler dans les alpages et qu’il y aura bien d’autres occasions de se balader avec eux… les chiens, à l’exception des chiens de troupeaux ou d’aveugle et indépendamment de l'affection que l'on peut leur porter, sont strictement interdits dans le cœur du parc national, même tenus en laisse ou portés sur soi !
 

Si cette interdiction peut paraître excessive à certains de nos visiteurs, elle est fondée sur des faits tangibles, que le comportement irréprochable de quelques chiens très bien élevés ne permet malheureusement pas de compenser.

Et rappelons-nous que les cœurs de nos parcs nationaux ne représentent que 0.45 % du territoire français... en dehors de ces zones, nos compagnons à quatre pattes disposent de bien d'autres vastes espaces pour se défouler et de milliers de kilomètres de sentiers pour nous suivre en balade.

Chiens interdits © L. Zagni
Chiens interdits © L. Zagni

Des déchets, ici, non merci !

Ici, tout le monde ramène des souvenirs merveilleux de son passage… et ses déchets, pour ne laisser aucune trace !
 

Dans le cœur du parc national, le dépôt, l’abandon ou le jet de déchets, même biodégradables, sont strictement interdits, mais il serait bien dommage de ne pas prolonger ces bonnes habitudes en dehors, surtout en ce moment.

Alors sus aux mégots, mouchoirs, sachets de chips et autres plastiques, témoignages de nos vies urbaines dans les milieux naturels !

Et rappelons-nous que le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas... ensuite celui que l'on trie... et au final, celui que l'on met dans sa poubelle.

Des déchets, ici, non merci ! © L. Zagni
Des déchets, ici, non merci ! © L. Zagni

Le cœur du parc national, c'est ici !

Beaucoup pensent qu’avec le confinement de 2020, la faune sauvage a été bien tranquille. Pas l’ombre d’une spatule, ni d’une raquette... Certains animaux se sont rendus sur des parkings habituellement bondés, d'autres se sont aventurés plus bas en vallée, au grand plaisir des habitants cloîtrés chez eux.
 

Mais le cœur d'un parc national reste sauvage tout au long de l'année. C'est le fruit d'une réglementation adaptée et respectée par tous.

Le première chose à connaître avant de partir randonner ?

La limite de la zone cœur réglementée, signalisée par des hexagones verts caractéristiques. Au-delà de ces hexagones, c’est aération, contemplation et émerveillement obligatoires !

Le Parc national vous remercie, vous tous qui, en "entrant" dans ce cœur, prenez soin de respecter la réglementation, la vie de la faune sauvage et l'intégrité de notre territoire d'exception.

Et relativisons, ici, tout ce qui n'est pas interdit est autorisé !

Le cœur du parc, c'est ici ! © L. Zagni
Le cœur du parc, c'est ici ! © L. Zagni

Mettez pied à terre !

N'hésitez plus, mettez pied à terre ! Oui, on sait que votre VTT est presque comme une prolongation de votre corps mais essayez un instant, vous verrez, vous serez convaincus.
 

Changement de rythme et de point de vue, pas de conflit d'usage, pas de mollet mordu, pas d'érosion sur les sentiers... et surtout, pas d'inquiétude, car le monde est vaste et les occasions de sortir votre engin nombreuses.

Mais pas en cœur de parc national, où l'on promeut lenteur, contemplation et discrétion !

Mettez pied à terre ! © L. Zagni
Mettez pied à terre ! © L. Zagni

On coupe le moteur !

Dans le cœur du parc national, vous êtes invités à laisser vos véhicules motorisés au garage.

Pas de pollution, pas de bruit, pas de rallyes en dehors des voies ouvertes à la circulation du public.

En faisant l'économie de votre bolide, c'est tout un univers qui s'ouvrira à vous et aux autres usagers, alors profitez, respirez l'air pur et émerveillez-vous du chant des oiseaux !

On coupe le moteur ! © L. Zagni
On coupe le moteur ! © L. Zagni

On roule tout doux !

Plusieurs routes traversent le cœur du parc national. Et pour certains, rien de plus grisant que de découvrir un territoire à toute vitesse : le vent dans les cheveux, couper les courbes, se sentir libre...

Mais attention ! Ici, la marmotte est chez elle et ne fait pas qu’emballer le chocolat dans le papier alu : elle occupe l’espace, se prélasse au soleil et traverse la route au moment où vous vous y attendez le moins... Alors pour éviter un choc frontal, levez le pied et prenez le temps d’admirer le paysage qui vous entoure et ses petits occupants.

Merci pour eux !

On roule tout doux ! © L. Zagni
On roule tout doux ! © L. Zagni

Pas de chocolat !

Parce que rien ne vaut une belle brochette d’herbes fraîches et fleuries ! Les animaux trouvent tout ce dont ils ont besoin dans la nature. Résistez donc si, face à une famille de marmottes, vous êtes tenté de leur faire partager votre pique-nique...

Chips, sandwichs et autres rondelles de saucisson ne sont pas des aliments pour des animaux sauvages, surtout que vous ne seriez pas le seul à avoir cette mauvaise idée.

Dans le parc national du Mercantour, il est donc interdit de nourrir les animaux pour préserver leur santé, leur comportement naturel et même la sécurité des randonneurs, car sous des aspects de peluches, un coup de griffe ou de dent est vite arrivé.

Et évidemment, la nature ne s'en portera que mieux si ces bonnes pratiques sont étendues en dehors du parc national, alors soyez égoïste et gardez votre goûter rien que pour vous !

Pas de chocolat ! © L. Zagni
Pas de chocolat ! © L. Zagni

Pas d'ovni ici !

C'est un beau jouet que vous venez de vous offrir, et vous allez pourvoir épater vos amis sur les réseaux sociaux !
Il est de plus en plus fréquent de nos jours de faire des drôles de rencontres dans les airs y compris dans les espaces protégés mais prenez garde, nos aigles détestent les OVNI "Objets volants nettement intrusifs". Fort soucieux de défendre la quiétude de leur territoire, ils pourraient bien être tentés de mener sur votre précieux engin une attaque en règle assez destructrice.

Alors oui ces fabuleux engins que sont les drones réalisent de très belles images avec des angles inattendus, mais leurs incursions répétées dans les milieux naturels sont sources de dérangements importants... que ce soit pour les petits oiseaux nicheurs au sol dans les zones d'altitude (lagopèdes, passereaux) qui les prennent pour des prédateurs, ou pour les gros dans les airs et en falaise (gypaètes, aigles), qui les prennent pour des concurrents, ou encore pour les ongulés, notamment chamois et bouquetins, qui se demandent bien ce qui leur vole au-dessus des cornes avec cet insupportable bruit de mouche.

Et nous ne parlerons pas du plaisir, quand on est parti s'exiler dans un espace naturel reculé pour être (enfin) tranquille, de se faire filmer à son insu par le joujou de l'indétectable randonneur d'à-côté.

Bref, vous l'aurez compris, dans le cœur du parc national, la priorité va bien sûr à la protection de la nature et à la quiétude de ses habitants, qu'ils soient à poils, à plumes ou avec des sacs à dos. L'utilisation d'un drone y est strictement interdite pour tous les usages de loisir. Alors, partout dans le cœur du parc national, le drone reste dans sa sacoche et réservons ces rencontres du 3ème type à la science-fiction !

Et gardez en tête que la réglementation, c'est pas si compliqué !

Pas d'ovni ici ! © L. Zagni
Pas d'ovni ici ! © L. Zagni

Pas facile la coloc...

Envie de faire un break ? Le grand air, le silence, la nature, les animaux, c’est ce dont vous aviez rêvé en sortant de votre semaine de travail ? Ça se comprend, mais du coup, d’autres ont eu la même idée que vous !
 

Alors, pour que la cohabitation se passe bien et que notre écrin de nature reste exceptionnel, chacun va devoir y mettre un peu du sien… On se renseigne sur les règles d’usage, on prend ses distances, on reste courtois et discret en toutes circonstances !

Les gardes du Parc national sont là pour vous y aider.

Pas facile la coloc ! © L. Zagni
Pas facile la coloc ! © L. Zagni

Saute-mouton proscrit !

Belle et Sébastien, quel beau souvenir d'enfance ! Si d'aventure vous marchez dans leurs traces et apercevez le cousin de Belle foncer sur vous en aboyant, ne vous y méprenez pas, il est là pour protéger son troupeau et éloigner les intrus.
 

Inutile de vous mettre à hurler ou de donner vos enfants en pâture, les chiens de protection font simplement leur travail !

La clé ? Restez calme, arrêtez-vous, parlez-lui doucement et attendez qu’il se désintéresse de vous pour reprendre votre chemin. De manière générale, essayer de contourner les troupeaux lorsque cela est possible et de ne pas les traverser pour éviter ce genre de situation.

Pour en savoir plus sur la conduite à tenir face aux chiens de protection
Saute-mouton proscrit ! © L. Zagni
Saute-mouton proscrit ! © L. Zagni

Silence !

Écoutez ! C'est le monticole de roche qui vous régale de son chant fleuri et mélodieux.

Ici, on prend un grand bol d'air et on se fond dans la nature, en profitant du concert gratuit des oiseaux, de l’eau qui court et du vent dans les feuilles…

Dans le cœur du parc national, tous les bruits et dérangements de nature à troubler le calme et la tranquillité des lieux sont interdits. On réserve les sonos et les trompettes à d'autres occasions !

Silence ! © L. Zagni
Silence ! © L. Zagni

Une envie pressante ?

Habitués au confort et à l'intimité de nos toilettes, voici un thème difficile à aborder en public. Mais n'y allons pas par quatre chemins : laisseriez-vous une montagne de m... devant chez vous ? Non, bien sûr, alors, il n’y a aucune raison de le faire ici ! Alors comment soulager un besoin naturel en étant écologiquement correct ?

Inutile de s'attarder sur toutes les bonnes raisons qui devraient pousser chacun à ne pas jalonner les sentiers de randonnées de déjections humaines avec tout ce qui va avec : pollution visuelle, pollution tout court, odeurs nauséabondes et autres nuées de mouches... de quoi gâcher le plaisir enivrant d'une belle sortie en montagne.

Alors, en cas de besoin pressant, cela peut arriver, on se fait très discret, si possible loin du sentier, en creusant un petit trou que l'on recouvrira ensuite, dissimulé sous des branches ou des pierres, et sans papier !

Sachez que dans certains pays, les randonneurs sont invités à ramener le produit de leur digestion avec eux, à l'instar de tous leurs autres déchets.

Pour aller plus loin sur le sujet, vous pouvez découvrir ou redécouvrir l'inénarrable "Comment chier dans les bois" de Kathleen Meyer dans lequel vous pourrez notamment découvrir l'art de creuser un trou ou au contraire toutes les techniques alternatives quand cela ne s'avère pas possible. Un livre qui nous interroge plus largement sur nos comportements et notre lien à la nature, par les aspects les plus triviaux qui soient !

Une envie pressante ? © L. Zagni
Une envie pressante ? © L. Zagni