Description
Au-dessus de 1 100 mètres d’altitude, c'est l'étage montagnard et le royaume de la forêt.
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30 %
de la surface du PnM (ZC + AOA)
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90
habitats naturels référencés
En l’absence du hêtre sur la quasi-totalité du territoire du Parc national, les peuplements forestiers sont largement dominés par les conifères.
Le contraste entre adrets et ubacs est particulièrement marqué : les pinèdes de pins sylvestres, installées sur les versants ensoleillés, s’opposent aux forêts sombres de sapins et d’épicéas des versants plus frais. Les paysages forestiers présentent toutefois de nombreuses variations.
À cette altitude, des mélèzins peuvent aussi occuper des surfaces importantes. Souvent favorisés par les pratiques humaines, ils peuvent constituer un stade transitoire de l’évolution forestière. Dans de nombreux secteurs, de jeunes épicéas et sapins se développent déjà en sous-bois, annonçant progressivement le retour des forêts caractéristiques des ubacs.
Focus sur les sapinières
Les sapinières du parc national, majoritairement concentrées sur des versants en ubac des vallons et sur des pentes inaccessibles, sont souvent situées sur des zones de forêts anciennes, présentant des caractéristiques de la forêt mâture. Ces forêts se caractérisent par la présence de gros bois, de bois mort au sol et sur pied permettant une diversité de dendromicrohabitats potentiels (cavités, fissures, bois mort dans le houppier), permettant d’accueillir une faune et une flore spécialisées, incluant des insectes, des chauves-souris forestières, des oiseaux cavernicoles et de nombreuses espèces protégées ou patrimoniales. L’ancienneté des sols forestiers contribue à la stabilité des sols, au cycle du carbone, à la régulation hydrique et à la résilience face aux perturbations, notamment dans un contexte de changement climatique.