Description
À partir de 2 200 m, la forêt laisse rapidement la place à la pelouse, à la lande, à l'éboulis et au rocher de l'étage alpin.
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9 %
de la surface du PnM (ZC + AOA)
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42
habitats naturels référencés
À cette altitude, les conditions climatiques limitent fortement le développement des arbres. Quelques mélèzes et pins cembros parviennent néanmoins à se maintenir jusqu’à environ 2 500 mètres, à la faveur de barres rocheuses particulièrement bien exposées. Les limites actuelles de la forêt ne correspondent toutefois pas toujours aux limites naturelles de la végétation forestière : les déboisements et les pratiques pastorales passées les ont localement abaissées.
La principale contrainte à ces altitudes réside dans la brièveté de la période de végétation, qui ne dure qu’environ trois mois. Elle explique la prédominance des plantes vivaces et la lenteur de leur développement. Cet étage se caractérise ainsi par une dynamique ligneuse très limitée.
Les plantes alpines présentent de nombreuses adaptations leur permettant de résister à ces conditions extrêmes. La plus connue est le nanisme, lié notamment à l’action conjuguée d’une forte luminosité et du froid nocturne, qui limitent leur croissance.
La lumière intense de l’étage alpin favorise également la production de sucres. Lorsqu’ils ne sont pas mobilisés pour la croissance, certains de ces composés contribuent à la production de pigments bleus, rouges et violets. Ces adaptations participent ainsi à la richesse des couleurs qui caractérise la flore alpine.
Focus sur l’habitat de combe à neige
Les combes à neige sont caractéristiques de cet étage. Elles accueillent de petits saules nains qui forment une véritable forêt miniature, accompagnés d’espèces comme la véronique alpine, la sibbaldie couchée et l’arabette bleue. La neige joue un rôle essentiel dans leur développement : elle protège le sol du froid en hiver et assure une humidification prolongée lors de la fonte. Les plantes de ces milieux présentent ainsi un cycle biologique adapté à une période d’enneigement longue et à une saison de végétation très courte.
Recherchées par le bétail comme lieux de repos lors des fortes chaleurs, ces combes peuvent subir un enrichissement excessif du sol en azote lié aux déjections, ainsi qu’une érosion due au piétinement. Le changement climatique, en modifiant la durée et l’importance de l’enneigement, constitue également une menace pour ces habitats particulièrement vulnérables.